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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 11:46

la-petite-fille.jpg4ème de couverture :

 

Barricadé dans sa maison au coeur d’une ville déserte, un vieil homme prend des risques fous pour recueillir une petite fille blessée.
L’enfant ne parle pas, elle ne prononce qu’un mot : Lumière, elle qui a si peur du noir. Alors le vieillard parle, il lui raconte la beauté de la vie d’avant, les petites joies du quotidien, son espoir qu’on vienne les délivrer. Il lui enseigne la possibilité d’un avenir, quand elle lui offre
de savourer le présent.
Cyril Massarotto explore avec toute la finesse et la profondeur à laquelle il nous a accoutumés depuis son premier livre, Dieu est un pote à moi, la relation filiale qui se noue entre ces deux êtres que tout oppose.

 

 

Mon avis :

 

Je ne connaissais pas Cyril Massarotto et ce roman fut donc ma première approche de cet auteur. Je partais alors sans aucune idée de ce qui m’attendait m’étant interdit de lire les critiques de ces précédents romans. Je voulais pouvoir me faire ma propre opinion sans aucune influence extérieure. Et je suis sortie de ma lecture les yeux brillants de bonheur et de larmes d’émotion.

 

La petite fille qui aimait la lumière n’est pas que le simple récit de la relation entre un vieil homme et une petite fille si différents et qui apprennent l’un de l’autre. C’est aussi un véritable petit bijou de tendresse, d’humour, de suspense, de peur, de tristesse, bref … un concentré d’émotions qui ne peut vraiment pas laisser indifférent.

Tout d’abord, Cyril Massarotto a choisi de placer son intrigue dans un contexte sombre et intriguant qui n’est pas sans rappeler celui de Je suis une légende. Nous sommes dans une ville morte, en pleine guerre, la population a été massacrée par un ennemi inconnu mais barbare et sanguinaire nommé Les autres. Ces autres rôdent toujours et le climat est à la peur et la crainte constantes à tel point que le vieil homme « Monsieur Papi » vit reclus dans sa maison de laquelle il ne sort jamais sauf pour sauver une petite fille blessée qui gît devant sa porte. Il prend alors conscience qu’il n’est pas le seul survivant et reprend espoir grâce à cette petite fille et à son poste radio duquel il guette les moindres grésillements.

A travers cette histoire de la relation entre ces deux êtres qui se découvrent et apprennent l’un de l’autre, Cyril Massarotto aborde nombre de thèmes comme la vieillesse, l’attachement familial, l’instinct de survie et s’interroge sur la capacité humaine à faire le mal : lorsque l’on tue même pour se défendre ne devient-on pas comme n’importe quel autre meurtrier ? N’y laisse-t-on pas une part de notre humanité ?

 

Cyril Massarotto nous rappelle aussi à quel point nous avons de la chance de ne manquer de rien. Il est vrai que ma génération et celle de mes parents n’ont pas connu la guerre, et nous avons la chance de vivre dans un pays en paix, nous ne savons pas ce que c’est que de manquer de choses aussi vitales que la nourriture, la possibilité de se laver rien qu’en tournant un robinet, nous ne savons ce que c’est que de vivre dans la peur. Et ce genre de piqûre de rappel ne fait jamais de mal. La liste des choses à faire par Lumière après la guerre nous fait prendre conscience aussi que le bonheur se trouve dans des petits plaisirs que l’on estime insignifiants sur le moment mais pourtant tellement importants.

J’ai aussi ri à certains passages assez cocasses et à certaines évocations de situation qui m’ont rappelé des souvenirs d’enfance. Le passage sur le biscuit trempé dans la chocolat m’a beaucoup émue. Ça peut paraître idiot mais j’ai adoré me remémorer mes petit-déjeuners « trempette » avec mes tentatives désespérées de récupérer mon biscuit (le fameux C…-C…) complètement délité dans mon lait.

 

Bref, j’ai beaucoup aimé cette diversité de sentiments, le tout raconté d’une plume légère et fluide. J’ai pris un énorme plaisir à cette lecture que j’ai trouvée non seulement intelligente mais fraîche et pleine d’espoir. Un joli coup de cœur pour moi.

Et une dernière remarque juste pour dire que j'ai trouvé la couverture très jolie et elle reflète parfaitement mon ressenti global sur ce livre.

J’ai prévu de continuer ma découverte des romans de cet auteur et j’espère y retrouver ce bonheur de lecture.

 

Je remercie infiniment le site Livraddict ainsi que les Editions XO pour m’avoir offert ce partenariat et permis cette très belle découverte.

 

 

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commentaires

Cacahuète 24/11/2011 14:34

J'ai le même ressenti que toi à la fin de ce livre ! et c'est marrant, j'ai noté le même passage que toi ! le passage du biscuit trempé dans le chocolat ! excellent et tellement vrai !!!!!

Aaliz 26/11/2011 11:17



Oh oui un grand moment de nostalgie ! 



Joanna 13/11/2011 18:15


Ton billet m'a donné envie de découvrir ce roman mais aussi l'auteur!


Aaliz 13/11/2011 18:21



Hum ... peut-être une nouvelle future LC ?



Freelfe 13/11/2011 12:42


La couverture ne m'attire pas mais le titre au contraire beaucoup ! Je m'attendais pas à un roman post-apocalyptique ! Ta critique m'encourage plutôt à le lire ! Merci beaucoup !


Aaliz 13/11/2011 18:20



Et en plus il se lit très vite, les chapitres sont courts et s'enchaînent comme des petits pains.



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