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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 09:30

mailman-par-j-robert-lennon_4822934.jpg« Mailmaaaaaaaaan, Bring me no more bluuuuuuuuues » chantait John Lennon.

 

Le Mailman de John Robert Lennon ( le Robert est important sinon on ne s’y retrouve plus) apporte le blues mais il l’a lui aussi, le blues, et pas qu’un peu.

Albert Lippincott, alias Mailman, est un facteur pas bien heureux dans sa vie. Une vie qu’il a monotone et qu’il estime avoir complètement ratée. Alors pour se distraire, il lit le courrier qu’il doit distribuer, en fait des photocopies, les classe et les collectionne, façon de combler sa vie ennuyeuse avec celle des autres.

Sauf qu’un jour, il retient une lettre un peu trop longtemps et apprends que son destinataire s’est suicidé. Mailman est-il responsable ? Où sa curiosité va-t-elle le mener ?

 

Dans un premier temps, elle le mènera à faire un retour sur sa vie, sur son expérience en tant que bénévole dans une bourgade paumée du fin fonds du Kazakhstan, sur son travail, ses études, sur son mariage, son enfance, sa relation avec ses parents et sa sœur mais aussi avec ses chats. L’occasion pour John Robert Lennon de faire des va-et-vient entre le passé et le présent mais sans jamais perdre le lecteur, le tout sur un ton fluide et avec humour s’il vous plaît.

 

J’ai beaucoup apprécié les péripéties de notre drôle de facteur. Mailman est très particulier dans son genre et on s’attache facilement à lui. Le tour de force de John Robert Lennon est de nous faire entrer dans l’intimité et la tête de Mailman, de voir à travers ses yeux le regard désabusé qu’il porte sur les personnes et la société qui l’entourent. Un regard désabusé mais acéré et fortement critique voire parfois exagéré.

 

« Mailman resta planté là avec son carnet de contraventions ; le PV qu’il venait de rédiger voletait sur le trottoir. Nom de dieu de bordel de merde ! où étaient passés la gratitude, le bonheur d’être né dans le pays le plus riche du monde, l’émerveillement devant les incroyables ressources du système éducatif américain ? Le sale petit ingrat ! Et le terme était parfaitement choisi : pour des gamins comme celui-ci, ni les parents ni la hiérarchie n’importaient, ils n’avaient pas la moindre conscience que des gens avant eux avaient dû lutter, travailler, souffrir, se battre et même mourir pour qu’ils puissent glander dans leur chambre, à picoler des bières et à jouer à Super Mario toute la sainte journée ! Les petits enfoirés ! Le genre à aller se plaindre au doyen parce que leur esclavagiste de prof nazi leur a mis à peine la moyenne ! A organiser un piquet de grève devant le bureau du président pour protester contre le règlement concernant la consommation de boissons alcoolisées sur le campus ! »

 

Il ne se gêne d’ailleurs pas pour exprimer bien haut ses opinions, ce qui lui vaudra quelques déboires et situations cocasses qui ne sont pas pour nous déplaire à nous, lecteurs. Mailman n’est pas toujours fier de ce qu’il est ni de ce qu’il fait et c’est ce qui le rend si attendrissant à mes yeux.

 

Pourtant il m’aura manqué ce petit quelque chose pour en faire un coup de cœur, le truc surprenant, la petite gifle au détour d’une page, comme pour Karoo, roman avec lequel je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement.

 

Bref, Mailman, c’est tout simplement le récit de la vie d’un pauvre type banal qui n’a pas su saisir ses chances et qui le réalise trop tard. La fin, que j’ai trouvée magnifique, sonne comme un écho à sa vie, Mailman devient :

 

« Mr Sandman, Bring me a dream … »

 


 

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 16:15

mapuche.gif4ème de couverture :

 

Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d’enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine hier comme aujourd’hui, il n’est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours...

 

Mon avis :

 

J’étais assez impatiente de découvrir enfin un des célèbres polars de Caryl Férey dont j’ai entendu et lu tant d’éloges un peu partout. J’y ai vu l’occasion de me réconcilier définitivement avec le genre polar. Et puis, il faut dire que Caryl Férey s’est fait une spécialité de traiter des minorités et d’imbriquer ses histoires dans la grande Histoire, ce qu’il fallait donc pour m’attirer.

Avec Mapuche, c’est de l’histoire de l’Argentine qu’il s’agit, de la dictature des militaires, de la répression sur la population, des nombreuses disparitions, tortures d’opposants, enlèvements d’enfants.

Beaucoup ont déploré la grosse part accordée par Caryl Férey à la grande Histoire au détriment de son intrigue, ce sont pourtant les passages que j’ai préféré et je les ai trouvés bien plus passionnants que l’intrigue elle-même.

Cependant, je ne vais pas dire que j’ai appris beaucoup grâce à ma lecture car j’ai trouvé que c’était trop embrouillé pour que je puisse m’y retrouver. J’ai du me référer à des recherches sur internet pour y voir plus clair car, niveau chronologie des évènements, personnages, j’étais dans le flou. Néanmoins, c’est une excellente invitation à en apprendre plus et c’est bien ce que j’ai l’intention de faire.

J’ai apprécié aussi l’ambiance, l’atmosphère de Buenos Aires et des paysages argentins retranscrits par Caryl Férey. J’ai vraiment eu l’impression d’y être. Il brosse un portrait saisissant de la société argentine et particulièrement la plus pauvre, tout en faisant la corrélation avec l’histoire du pays et tout en montrant le décalage entre l’univers du touriste venu en Argentine et la triste réalité. Les problèmes et les enjeux liés à l’économie du pays sont également évoqués et expliqués ( notamment à propos du vin, de l’immobilier et du foncier). On sent que l’auteur s’est documenté et c’est très appréciable. ( et on a une bibliographie en fin d’ouvrage).

 

Maintenant, concernant l’intrigue, je peux vous dire que ma réconciliation avec le polar n’est pas pour tout de suite.

Les personnages sont stéréotypés à en pleurer.

Le héros principal qui est trop trop beau mais qui a trop trop souffert de la dictature, bouh hou hou !

L’héroïne principale, issue du peuple mapuche, qui a trop trop souffert des méchants occidentaux qui ont massacré son peuple et sa famille, bouh hou hou !

Mais ils vont s’aimer et faire l’amour comme des bêtes, ouaiiiiiiiiiiiis !!

Mais il y a les vilains méchants attention ! La vilaine grosse brute épaisse, il est pas beau, trop bête et il mange salement ( merci encore le cliché sur les personnes fortes automatiquement assimilées à l’image du porc qui se goinfre et qui n’a rien dans la tête) assisté du grand tout maigre ( « émacié » il faut dire, ça fait mieux) plus intelligent, froid et spécialiste de la torture.

Ajoutez à ça que nos héros mi-devins mi-magiciens vous font des déductions tout droit sorties de leur chapeau magique. Le tout servi par un style que je n’ai pas apprécié du tout qui se la veut « cool » parce que c’est un polar yeah ! Faut faire rock n’roll ! Alors je n’ai rien contre mais là ça ne fait pas naturel.

 

Donc, plutôt déçue par ma lecture dont j’attendais beaucoup mieux. C’est d’autant plus dommage que le concept de Caryl Férey est excellent et original mais ça pèche selon moi au niveau du style et des personnages surtout. Mapuche reste néanmoins un assez bon divertissement mais ce n’est pas suffisant pour m’encourager à poursuivre avec cet auteur.

 

Merci à Lise et aux éditions Folio.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 11:31

wharton.gifLily Bart a grandi au sein d’une famille aisée de la haute-société new-yorkaise. A la ruine puis à la mort de ses parents, seule sa tante accepte de la recueillir. Comme le veut l’usage au sein de cette société, son unique moyen pour maintenir sa position est de trouver un bon parti et de faire un mariage qui lui assurera définitivement sa position sociale.

Mais Lily est tiraillée, tiraillée entre sa raison, l’absolue nécessité de faire un bon mariage et son cœur qui, inconsciemment la mène à refuser de bons partis à plusieurs reprises.

La situation de Lily devient critique au fur et à mesure que sa fortune décline surtout qu’elle est sous l’emprise du vice du jeu. Des dettes importantes l’amènent à solliciter son entourage. Sa conduite et ses décisions finissent par se retourner contre elle et Lily doit alors lutter contre ce milieu qui était pourtant celui auquel elle était prédestinée.

 

Je ne connaissais pas Edith Wharton et le peu de critiques que j’avais lues concernant ses romans ne m’avaient pas particulièrement encouragée à la découvrir. Quelle erreur ! C’est à l’occasion de mon club de lecture que j’ai pu la réparer.

 

J’ai été plus qu’agréablement surprise par ma lecture et je peux même dire que c’est un grand coup de cœur ! J’ai vraiment adoré ce roman de bout en bout même si je reconnais que les premières pages ne sont pas faciles. Le style d’Edith Wharton est magnifique mais peut paraître un peu ampoulé ( ce que j’explique par le fait qu’elle admirait beaucoup Proust et c’est vrai qu’on y reconnaît quelques similitudes, l’extrême longueur des phrases en moins). Le nombre de personnages peut aussi décourager. Il n’est pas facile au début de s’y retrouver, de savoir qui est qui. Mais au fil de la lecture, on prend ses repères et cela devient alors un véritable bonheur.

Qu’est-ce que le bonheur justement ? Lily ne semble pas le concevoir sans l’associer à la richesse, d’où son obstination à faire un bon mariage. Ses discussions avec Lawrence Selden ne parviennent pas à la faire changer de conduite.

 

« - Mon idée du succès, dit-il, c’est la liberté personnelle.

- La liberté ? … être libre de soucis ?

- Libre de tout… de l’argent et de la pauvreté, de l’aisance et de l’inquiétude, de tous les accidents matériels. Maintenir en soi une sorte de république de l’esprit, voilà ce que j’entends par le succès. »

 

De par son éducation, Lily est restreinte à un certain code de conduite. Durant toute son enfance, sa mère n’a cessé de lui répéter qu’elle obtiendrait tout uniquement grâce à sa beauté. Mais sans argent, Lily doit sauver les apparences et maintenir l’illusion sur son train de vie. L’illusion ne tient pas très longtemps et elle devient rapidement la persona non grata. Même Lawrence, victime des racontars et des apparences, lui tourne le dos. Seuls quelques amis soutiendront Lily mais pas toujours de façon heureuse pour elle.

 

« Ce n’est pas un bel endroit, non, et la seule manière d’y prendre pied et de s’y tenir, c’est de le combattre avec ses armes, à lui…et, avant tout, ma chère, pas seule ! »

 

Il faut être un loup pour survivre au milieu des loups. Et bien que Lily donne l’impression d’en être un, on se rend bientôt compte que son âme est plus pure qu’elle n’y paraît.

 

Ce roman m’a beaucoup rappelé, dans un premier temps, La Foire aux Vanités de Thackeray. J’ai assez tôt fait le rapprochement entre Lily et Becky par leur côté calculateur et manipulateur. Mais contrairement à Becky, Lily ne s’enfonce pas dans ce trait de personnalité. Elle m’a complètement bouleversée et touchée au point que j’en ai versé des larmes. La scène des tableaux vivants rappelle aussi fortement celle des charades de La Foire aux Vanités.

 

Critique de la haute-société new-yorkaise du début du XXème siècle, Chez les heureux du monde offre aussi un panorama de la société new-yorkaise dans son ensemble, des anciennes familles de l’aristocratie aux nouveaux riches à l’instar de Rosedale et des Gormer mais aussi du milieu des travailleurs.

A travers Lily, c’est toute la mesquinerie et les fausses convenances de l’aristocratie qu’Edith Wharton pointe du doigt. Une aristocratie qu’elle a elle-même fui en partant s’installer en France.

 

Je ne peux que conseiller ce sublime roman magistralement écrit et d’une beauté triste à pleurer.

 

« Les marques mêmes de son chagrin lui seyaient comme les gouttes de pluie vont à la rose battue. »

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 05:04

Cette semaine, le suspect recherché n’est pas un criminel mais une sainte ! Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences …

Ceci dit, elle ne va pas rester recherchée très longtemps, je vais filer à la librairie dès que possible pour l’acheter. Il me fait trop envie ce livre, surtout avec ces encouragements de Mario Vargas Llosa et Carlos Fuentes ( rien que ça !).

 

PS : Vous avez vu comme je fais des efforts, j’ai posté une chronique entre mes deux Wanted. Oui bon, c’est déjà ça hein…

 

Bon, allez voilà le portrait-robot :

 

 wanted-n-3.jpg

 

 

 

Et voici les signes divins et autres miracles permettant de l’identifier :

 

 

SANTA EVITA

Tomas Eloy MARTINEZ

 

Traduit par

Eduardo JIMENEZ

 

Editions : Robert Laffont – Pavillon Poche

Nombre de pages : 588

Prix : 11,90 €

ISBN : 2-221-14100-8

 

« Roman gothique éblouissant, histoire d'amour perverse, histoire d'horreur effrayante, histoire nationale éblouissante et impressionnante mise sens dessus dessous... Santa Evita est tout cela et plus encore... Un livre merveilleux, un miracle. »

Carlos Fuentes

 

Lorsqu'elle naît dans un trou perdu de la province argentine, le destin de María Eva Duarte, fille illégitime d'un petit propriétaire terrien, paraît tout tracé : elle ne sera rien, forcément, et son existence aura pour tout horizon la campagne misérable, vide et infinie. Pourtant, la petite fille au regard intense et dur grimpera tout en haut de l'échelle. Accrochée aux basques d'un chanteur de tango de passage dans son village, elle débarque à Buenos Aires : elle y crèvera la faim, jouera de son corps, deviendra une vedette du feuilleton radio et finira par épouser le colonel Perón, futur dictateur, dont elle sera l'égérie, haïe par les uns, saluée par les autres. À l'âge de trente-trois ans, quand un cancer emporte son corps ravagé, elle est plus que la première dame du pays : elle est devenue Santa Evita, la madone des sans-chemises, les descamisados.

Or le destin de son corps après la mort sera aussi hallucinant que sa brève existence. Embaumé pour être livré à l'adoration populaire, il est subtilisé en 1955 par les militaires qui chassent Perón du pouvoir. Commence alors une invraisemblable errance, dont les stations ressemblent à un inventaire à la Prévert : casernes, ambulances, camions, hangars, cinémas désaffectés, jardins d'ambassades, cimetières milanais discrets. Et tous ceux qui auront eu la garde, à un moment ou un autre, du corps immortel de Santa Evita, verront leur vie détruite comme par une malédiction, sombrant dans la démence, l'alcool, le meurtre.

C'est cette double histoire, celle d'un cadavre immortel et du corps vivant qui l'a précédé, qui forme la trame de ce roman qui est une biographie, et de cette biographie qui ne cesse de se métamorphoser en roman sous nos yeux.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 22:34

pollock.jpgUn pauvre gosse subissant le fanatisme religieux de son père et la maladie puis la mort de sa mère.

Un couple de dingos qui se la joue Mickey et Mallory en version pervers.

Un autre duo de dingos déguisés en pseudo-prédicateurs.

Un shérif corrompu.

Un curé amateur de jeunes filles.

Voilà en gros le genre de personnages que l’on côtoie dans Le Diable, tout le temps de Donald Ray Pollock.

Que du beau monde !

 

J’avais attendu impatiemment la sortie de ce livre en poche après en avoir lu la critique enthousiaste chez jérôme. Ce livre avait en effet tout pour me plaire. Sauf que j’ai finalement été plutôt déçue.

Il faut dire que le contexte et le milieu dans lequel Pollock plonge ses intrigues et ses personnages ( l’Amérique profonde des dégénérés alcoolos pervers et cumulant toutes les tares et tous les vices possibles) m’a fortement rappelé une autre œuvre se déroulant dans le même milieu et que j’avais adorée : Le seigneur des porcheries de Tristan Egolf. Et forcément, ma lecture a fortement souffert de cette comparaison involontaire avec ce chef d’œuvre.

 

Tout d’abord, le style. Je l’ai trouvé trop plat, lisse et sans relief. Ça manque de dynamisme, de panache. Pourtant ça se lit bien, je dois le reconnaître mais le ton n’est pas du tout raccord avec le propos et j’ai eu l’impression que ça sonnait faux. Je n’étais pas dedans, j’étais tenue à distance et j’assistais froidement à ces évènements et péripéties qui auraient au moins dû me procurer quelques émotions. Mais non, rien.

 

Pourtant, le premier tiers du roman démarre sur des chapeaux de roue et promettait un coup de cœur. Cependant le rythme s’essouffle progressivement et mon intérêt s’est considérablement relâché dans le deuxième tiers. Heureusement, Pollock a su me ferrer à nouveau pour son final même si ça restait quand même assez téléphoné. A noter également quelques scènes chocs habilement menées mais qui n’ont pas suffi à sauver ce livre pour moi.

 

Dernier point enfin : je n’ai pas saisi ce que l’auteur a voulu dire. Est-ce qu’il avait d’ailleurs un message à faire passer ? J’aurais aimé une invitation à la réflexion, quelques petites phrases dignes d’être citées. J’ai bien compris qu’il s’était attaché à décrire les bassesses humaines dans toute leur splendeur illustrant plutôt le règne d’un Diable omnipotent, contrôlant des vies desquelles Dieu serait le grand absent malgré les nombreuses prières qui lui sont adressées. Mais dans ce cas, que penser de l’issue de tout ça, de cette fin ? Bref, je reste perplexe.

 

Rendez-vous manqué donc avec ce roman quand même assez bien ficelé pour conserver l'attention du lecteur jusqu’au bout mais je ne peux me défaire de ce sentiment de déception. J'en attendais apparemment beaucoup trop.

 

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 08:00

Vous voyez comme j’ai bien fait de me fixer ce rendez-vous ? Je n’ai rien publié depuis le Wanted de la semaine dernière. Pourtant ce ne sont pas les livres lus qui manquent mais j’ai juste un énorme poil dans la main en ce qui concerne l’écriture de mes chroniques. Bon … promis je vais faire un effort.

 

Pour les nouvelles, sachez que le suspect recherché la semaine dernière a été arrêté et mis sous les verrous. Je suis actuellement en train de le cuisiner et ses aveux sont, pour l’instant, au-delà de mes espérances.

 

Malheureusement, un autre bandit sévit et voit sa tête mise à prix. LeRouquinBouquine a même encouragé tous les chasseurs de prime à partir à sa recherche. Du coup, je suis de la partie surtout que, cette fois encore, ça semble être du lourd. Voici son portrait-robot :

 

wanted-n-2.jpg

 

Signalement :

 

Jon Roberts

American Desperado

• Polar autobiographique : 704 pages

• Traduction : Patricia Carrera

• Parution : octobre 2013

• ISBN : 978-2-36374-043-4

 

Ce livre retrace l’histoire intense de John Riccobono alias Jon Roberts. Né dans la famille Gambino affiliée à la Mafia new yorkaise, Jon a sept ans quand il est témoin d’un meurtre commis par son père et doit apprendre la loi du silence. Suivant la voie qu’on lui a tracée, il fait ses armes comme «soldat» du clan Gambino puis s’engage dans les marines et donne libre cours à sa sauvagerie naturelle au Vietnam. On le retrouve à vingt-deux ans à New York, où il supervise le racket des boîtes de nuit pour ses oncles. La vague disco/cocaïne va lui donner des idées et lui faire découvrir Miami, où il devient en quelques années l’un des correspondants les plus actifs du cartel de Medellín, écoulant de 50 à 100 kg de poudre par mois. Son carnet d’adresses se lit comme un bottin mondain: le général Noriega, Richard Pryor, O.J. Simpson,Meyer Lansky, Richard Dreyfuss, Pablo Escobar... Au volant de voitures de luxe, entouré des plus belles femmes, il est aussi charmant qu’amoral et meurtrier. Scrupuleusement documenté, ce livre écrit en collaboration avec EvanWright, romancier et grand reporter, permet de découvrir non seulement la vie d’un criminel extraordinairement audacieux, mais aussi une période chaotique et passionnante de l’histoire américaine. Un beau matin de 1986, le FBI fait une descente chez Jon Roberts. S’ensuit une cavale qui durera cinq ans. Capturé, Jon bénéficiera d’une réduction de peine en échange d’informations. Emporté par un cancer le 28 décembre 2011, il n’aura survécu que deux mois à la publication de ses Mémoires.

 

Bon, l'ennui c'est que je manque cruellement de fonds pour mes investigations. Il va falloir que je remette ma chasse au livre à plus tard. Mais sait-on jamais, si le suspect vous intéresse et que vous réussissez à lui mettre la main au collet, n'hésitez pas à me raconter vos aventures ! 

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 11:52

J’ai constaté que j’avais une forte tendance à délaisser mon blog ces derniers temps. Disons que je ne publie pas régulièrement et j’aimerais le faire vivre un peu plus que ça.

J’ai donc décidé de me fixer un rendez-vous hebdomadaire. Il en existe déjà un bon paquet qui tournent sur la blogosphère mais ils ne me tentent pas plus que ça hormis un que je reprends à ma sauce.

Je l’ai intitulé le « WANTED » et il s’agira de vous présenter, donc chaque semaine, un livre que j’ai particulièrement envie de lire et d’acquérir.

Cette semaine, le « WANTED » tant désiré est :

 wanted-n-1.jpg

 

J’adore les éditions Monsieur Toussaint Louverture, des textes de qualité, des objets-livres magnifiques, j’avais complètement craqué sur Karoo, récemment j’ai acquis Et quelquefois j’ai comme une grande idée de Ken Kesey qu’il me tarde de commencer.

Alors quand j’ai vu le dernier bébé de la maison sur leur site internet, lu le résumé, c’était décidé : il me le fallait absolument.

 

Résumé de l’éditeur :

 

Publié à l’aube du vingt et unième siècle, Mailman, road movie existentiel et méchamment drôle, marque la naissance d’une nouvelle révélation de la littérature américaine.

 

Avec ce roman tendu comme un arc, J. Robert Lennon nous entraîne – de New York à la Floride en passant par le Kazakhstan – dans l’univers d’Albert Lippincott, dit Mailman. Facteur dévoué et maniaque d’une petite ville américaine, Mailman a ses petits secrets: l’habitude compulsive de photocopier et de lire le courrier des autres, une inquiétante dépression nerveuse et la relation tordue qu’il entretient avec sa sœur. Aussi, lorsque l’un de ses usagers se suicide – à cause d’une lettre retenue trop longtemps? –, les événements se précipitent pour Llippincott, qui va devoir faire face une fois pour toutes aux nombreuses fêlures de sa vie.

 

Si Mailman est bien une comédie noire, c’est aussi l’ambitieuse tentative de dépeindre la destinée d’un homme à la recherche de la paix dans un pays «pétri de violence et de tristesse partagée». C’est comique et tragique à la fois. C’est dérangeant, c’est touchant. C’est la chronique survoltée d’un combat perdu d’avance.

 

Comment résister dites-moi ?

Le précieux sort le 20 février donc plus que 5 jours à attendre. Je trépigne d’impatience !

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 14:25

les versetsChronique à ne pas lire si vous souhaitez lire ce livre en le découvrant pleinement car j’y évoque dans les grandes lignes quelques points de l’intrigue.

 

Décidément, je semble avoir un sérieux penchant pour les romans riches et complexes. Les Versets Sataniques, c’est le genre de roman dont on peut être certain qu’on ne s’ennuiera pas à la relecture, bien au contraire, on risque probablement d’y découvrir de nouveaux détails, de nouveaux clins d’œil, de nouvelles pistes de réflexion.

Lire ce roman nécessite de gros efforts intellectuels tant sur le plan de la concentration que de la réflexion.

Comprendre, voilà le défi qu’on se lance en se plongeant dans les pages de l’œuvre de Rushdie, comprendre ce qu’il a voulu dire, comprendre en quoi ça a pu choquer et provoquer les évènements que l’on connaît, cette fatwa lancée par l’ayatollah Khomeini, ces assassinats ( les traducteurs italiens et japonais, le recteur de la mosquée de Bruxelles), émeutes et manifestations, autodafés, sans parler de l’impact sur la vie de Rushdie et sa famille.

 

Un avion à destination de Londres explose en plein vol à la suite d’une attaque terroriste. Deux hommes survivent : Gibreel Farishta et Saladin Chamcha. Le premier est un acteur très célèbre en Inde, une véritable icône de Bollywood. Le second, indien également, vit en Angleterre et travaille dans le doublage de voix. Tous deux survivent à l’explosion mais non sans conséquences. Saladin voit son corps se métamorphoser : cornes, poils drus sur tout le corps, queue, sabots. Face à cette incarnation du Cheytan ( le Diable), Gibreel, qui avait perdu la foi, est victime de rêves curieux et d’hallucinations, le voilà dans la peau de l’Ange Gibreel, l’Ange de la révélation des versets coraniques au prophète Mahound.

 

Non, je ne me suis pas trompée, c’est bien ainsi que le nomme Salman Rushdie. Car entre les chapitres relatifs aux aventures des deux personnages principaux, Rushdie nous emmène, à travers les rêves de Gibreel, au temps des débuts de l’Islam et nous transmet donc de façon romancée la légende, rapportée par Tabari, des versets sataniques, épisode très controversé et non authentifié de l’histoire de la Révélation.

 

Du fait qu’il s’agisse d’une légende, Salman Rushdie a modifié certains points comme le nom du prophète, ici Mahound, le nom de la ville de La Mecque, ici Jahiliya ( qui désigne en réalité la période préislamique, celle où , à La Mecque, on vénérait les idoles), le nom du principal adversaire du prophète Abou Sofiane, ici nommé Abou Simbel en référence aux temples égyptiens dédiés au culte du pharaon Ramsès II ( le pharaon supposé avoir chassé Moïse et les Juifs d’Egypte).

Il est donc indispensable pour comprendre pleinement ces chapitres de bien connaître l’histoire du prophète et de l’Islam à ses débuts. D’autant plus qu’il y a certaines choses qui sont erronées, je ne sais pas du tout si c’est intentionnel ou non. Mais je le précise afin que les futurs lecteurs ne prennent pas tout pour argent comptant. Il s’agit d’une version fictionnelle et modifiée pour les besoins du roman de la vie du prophète Muhammad.

 

Londres, La Mecque mais aussi la pampa argentine, Bombay et l’Inde, l’Himalaya et l’Everest, autant dire que l’auteur nous fait voyager. On est trimballé dans le temps, dans l’espace sans ménagement. Ce roman foisonne donc de lieux, mais aussi de personnages, de thèmes, de réflexions, d’évènements, de références culturelles aussi bien historiques que religieuses, mythologiques et littéraires ( les Mille et une nuits en particulier mais bien d’autres également). La construction et le style n’aident pas le lecteur à s’y retrouver. Salman Rushdie semble s’amuser à nous désorienter, passe d’un sujet à l’autre sans crier gare, nous ressort un détail évoqué quelques 300 pages auparavant ( et on se casse la tête à le retrouver parce que, bon, mince, ça nous dit quelque chose ça, c’était où, qui, comment ? zut quoi !) Comment ça je n’étais pas assez concentrée ?? Je vous mets au défi de lire ce roman sans vous y perdre ne serait-ce qu’une fois ! Mais, heureusement, j’aime ça, ça m’amuse autant que l’auteur qui a su me surprendre plus d’une fois et qui a l’art et la manière de nous faire devenir chèvre (ou bouc ?) en ménageant ses effets tel un magicien.

 

Un magicien qui sait ce qu’il fait ( Rushdie a travaillé 4 ans sur ce livre), tout est réfléchi, rien n’est anodin. A l’exemple de cet épisode où Gibreel rêve d’un petit village indien dont les habitants sont envoûtés par une jeune femme – prophétesse qui les convainc de partir en pèlerinage à La Mecque à pied et que pour cela, Dieu fera s’ouvrir la mer devant eux. Vous riez ? Eh bien, sachez que Rushdie s’est inspiré d’un fait réel ( daté de 1983 et les pauvres bougres sont tous morts noyés). De nombreux éléments du roman trouvent leur origine dans la réalité, le personnage de Gibreel Farishta fait référence à un célèbre acteur indien en vogue à l’époque, l’une de ses hallucinations mettant en scène un imam exilé opposé à une impératrice dont il prend la place au lendemain d’une révolution est une allusion évidente à Khomeini et la révolution iranienne de 1979. Le contexte politique et social de l’Angleterre est également très présent, notamment la question de l’immigration.

 

« Alors c’est comme ça que vous accueillez les nouveaux venus. Pas comme des égaux, mais comme des gens qui doivent faire ce qu’on leur dit. »

 

Les Versets Sataniques, c’est le roman de l’adversité, de la lutte : les musulmans contre les incroyants, le fils contre le père, le mari contre sa femme, le blanc contre le noir, le Bien contre le Mal …Roman de la lutte et de tout ce qui s’y rattache : la vengeance, la trahison, la jalousie, le pardon. Et Salman Rushdie de nous montrer que rien n’est tout blanc ou tout noir, il détruit des préjugés à travers l’exemple de cette famille indienne musulmane établie en Angleterre dont le père est un croyant fervent. On pourrait supposer son épouse soumise ( gros cliché très courant concernant les musulmanes) mais bien au contraire, c’est une vraie matrone ! Ses filles sont la parfaite illustration de l’intégration aux mœurs occidentales.

Salman Rushdie dénonce l’intolérance, le racisme, le fanatisme religieux. Mais à travers Saladin, celui qui se voulait plus britannique que les britanniques, il montre le conflit intérieur dû à la confrontation entre deux cultures.

 

Je m’arrête là car je pourrais en parler encore pendant des pages et des pages. Et pourtant, j’avais effectué une première tentative de lecture, soldée par un abandon au bout du premier chapitre. Un chapitre plutôt farfelu, qui, associé au style très libre de Rushdie, m’avait effrayé.

Cette fois-ci, je suis allée au bout et j’ai véritablement adoré ma lecture. On oscille entre rêve et réalité, on se sent parfois perdu mais Salman Rushdie nous ramène toujours vers le chemin. On sent qu’il a mis de lui dans ce roman ( dans lequel il s’est attribué un rôle bien précis), sa propre expérience nourrissant son propos.

 

Etant musulmane reconvertie et confrontée moi aussi à deux cultures, ce roman a pris pour moi beaucoup de sens. Oui, c’est vrai, Salman Rushdie malmène le prophète et la religion musulmane mais je n’ai pas senti de haine ni de volonté clairement affichée de l’attaquer de la part de l’auteur. C’est surtout le fanatisme et l’extrémisme qu’il pointe du doigt.

Premièrement, il s’agit d’un roman, d’une fiction et deuxièmement, il évoque des points sur lesquels n’importe quel croyant a pu se poser des questions. D’ailleurs, le Coran invite très souvent le croyant à raisonner et réfléchir. Comment réfléchir sans se poser de questions et donc douter ?

Et puis très sincèrement, je vois des commentaires dans les médias bien plus irrespectueux et insultants envers l’Islam que ce qu’a écrit Salman Rushdie dans ce livre. Mais je pense qu’il est tout de même  primordial de bien connaître les bases de l’Islam et de son histoire avant de commencer la lecture de ce roman.

 

Les Versets Sataniques restera assurément pour moi un roman inoubliable, une grande expérience littéraire à renouveler.

 

 

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 13:10

woodieC’est sans connaître ce monsieur Woody Guthrie que j’ai entamé ma lecture de La maison de terre. Je découvre alors un auteur qui a indéniablement un talent pour l’écriture. Entre poésie et rythme, sa plume nous berce, nous secoue et nous emmène dans les contrées arides mais époustouflantes des plaines du Texas. Un cadre aux allures de désert où tout semble désolé, les descriptions sont d’un réalisme étonnant, on sent le vent et la poussière, on voit ces boules d’herbe rouler et tourbillonner sur ce sol sec et parfois rocailleux. Un milieu aux conditions de vie difficile, les fermiers s’entassent dans de petites maisonnettes en bois prêtes à s’écrouler telle la maison du petit cochon qui ne résiste pas au souffle puissant du vilain méchant loup.

 

Le vilain méchant loup a ici plusieurs visages : le vent et la poussière, la pluie, le froid, les insectes qui se faufilent à travers les interstices malgré les tentatives désespérées des occupants pour les calfeutrer.

La maison de terre c’est un aperçu de la vie quotidienne d’un couple de ces fermiers dans les années 30, une vie que Woody Guthrie a lui-même connue. Pour encore plus de réalisme, il retranscrit les dialogues dans un langage familier et argotique, le langage des gens de là-bas, de ces gens simples qui luttent au quotidien pour leur survie.

 

Car il n’y a pas que les éléments auxquels ces gens doivent faire face. Le dernier visage du vilain méchant loup est celui de ces grands propriétaires, de ces banquiers, de ces capitalistes qui s’approprient les terres et réduisent les fermiers à l’indigence. Woody Guthrie dénonce ce fléau, à l’instar de John Steinbeck, le système capitaliste, la spoliation des fermiers contraints au métayage puis soit au départ vers d’autres régions d’espérance ( comme dans Les raisins de la colère) soit à rester et se battre. Et c’est cette option dont Woody Guthrie nous parle.

Car il y a une solution : la maison de terre. Comme au Mexique. Ces maisons faciles à construire et qui protégeraient leurs occupants du vilain méchant loup.

On apprend d’ailleurs dans l’excellente postface du livre que Woody Guthrie a consacré une bonne partie de sa vie à faire la promotion de la maison de terre.

 

Tout au long de ce roman, la maison de terre est l’obsession de notre jeune couple, leur rêve, leurs espoirs.

Autant être franche, il ne se passe pas grand chose dans ce roman. Le lecteur est plongé dans l’intimité du couple et devient lui-même un habitant de la maisonnette en bois. Il y a même un petit côté voyeuriste notamment lors de cette scène d’ébat sexuel qui a bien failli avoir raison de moi. C’est cru, pas un brun romantique, jusque dans les détails. Heureusement il n’y en a qu’une comme celle-là. Passé le cap, on se laisse embarquer par le rythme du style et on se prend d’affection pour ces deux personnages dont on ressent très bien l’attachement et l’amour.

 

La cerise sur le gâteau, c’est cette postface corédigée par Johnny Depp et Douglas Brinkley dans laquelle ils nous racontent la vie de Woody Guthrie, analysent ce roman La maison de terre et nous expliquent les conditions et raisons de sa publication si tardive.

J’ai découvert donc en Woody Guthrie un auteur talentueux, un homme courageux et engagé à travers ses chansons mais aussi ses actions.

Un très beau et touchant moment de lecture pour lequel je remercie Babelio et les éditions Flammarion.

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 14:02

lapierre.jpgDans ce très beau roman historique, Alexandra Lapierre nous emmène voguer vers les îles du Pacifique et nous fait rencontrer Isabel Barreto la première femme espagnole à avoir commander à plusieurs navires.

Elle permet surtout de sortir de l’oubli ces explorateurs espagnols qui, partant des côtes péruviennes et chiliennes, ont exploré et découvert aux XVI-XVIIème siècles, bien avant leurs plus illustres successeurs Cook ou encore Bougainville, les îles Marquises et les îles Salomon.

 

Alexandra Lapierre nous fait revivre l’incroyable vie et l’incroyable aventure qu’ont vécue Dona Isabel et ses deux époux, tous deux navigateurs et explorateurs.

Les sources étant partiales, l’auteur a choisi de nous brosser un portrait assez neutre de cette femme exceptionnelle mais au caractère bien trempé. Ni sympathique ni antipathique, le personnage reste, sous la plume d’Alexandra Lapierre, un être humain avec ses qualités et ses défauts que l’on admire et que l’on déteste à la fois.

 

Le travail de recherche extrêmement documenté redonne vie à un décor oublié, retrace la vie des colons et des indigènes du Pérou, des comptoirs marchands du Pacifique, ainsi que les conditions de vie extrêmes à bord des navires de commerce et d’exploration et les difficultés du contact avec les populations des îles.

 

La narration se fait selon plusieurs procédés dont j’ai trouvé certains maladroits et superficiels notamment au tout début lorsque la sœur d’Isabel se raconte la vie de sa sœur à elle-même. Heureusement, l’auteur change rapidement de procédé narratif et on s’immerge d’autant plus facilement dans cette fabuleuse histoire. L’intrigue est d’ailleurs très bien amenée et commence dans un couvent péruvien que l’auteur a elle-même visité lors de ses recherches. Elle parvient à ménager le suspense et c’est non sans émotion que j’ai tourné la dernière page.

 

Alexandra Lapierre prend aussi la peine de nous expliquer sa démarche et de nous fournir des cartes et toute une liste de sources documentaires.

 

Roman historique et d’aventure très réussi, Je te vois reine des quatre parties du monde est un roman à découvrir que je vous conseille fortement.

 

 

Alvaro de Mendana :                                                Isabel Barreto :

Alvaro_de_Mendana_de_Neyra.gif

Isabel-de-Barreto.jpg

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Published by Aaliz - dans Histoire
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