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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 11:26

les_cavaliers_afghans.jpgLes voyages forment la jeunesse.

 

Nous sommes en 2002. Fraîchement diplômé de son école de commerce, Louis Meunier n’est pas pressé d’intégrer le marché du travail. Il décide de faire une pause et de s’engager dans une ONG. Le voilà prêt à partir en Afghanistan. La veille de son départ, un ami lui conseille la lecture des Cavaliers de Joseph Kessel. Et avant même d’avoir mis les pieds sur le sol afghan, voilà notre jeune aventurier déjà sous le charme de la culture et des paysages qui l’attendent. Une idée fixe germe en lui : partir sur les traces d’Ouroz et devenir tchopendoz.

Quiconque aura lu Les cavaliers de Kessel ne pourra que comprendre Louis et sa soif de découverte. C’était mon cas et j’étais très curieuse de suivre Louis dans son périple et de pouvoir vivre à travers lui ce fabuleux voyage dont m’avait fait rêver Joseph Kessel.

 

Louis Meunier se rendra à plusieurs reprises en Afghanistan. Chaque partie du récit est dédiée à un voyage. Le premier concerne sa mission au sein de l’ONG et raconte ses premiers pas dans le pays, ses premières difficultés, ses premières rencontres. Il fait connaissance avec le monde du buzkashi et ses tchopendoz, se familiarise avec la culture équestre locale.

Sa mission terminée, Louis rentre en France mais l’appel des contrées sauvages le taraude. Il repart avec un projet bien précis en tête : effectuer, à l’instar d’Ouroz, une expédition à cheval à travers une partie du pays. Muni de laissez-passer, Louis part accompagné de son guide Shams et de 3 chevaux.louis-meunier-minaret.jpg Le voyage n’est pas sans risques. Les talibans et des bandits rôdent dans les parages. Les rencontres sont diverses, souvent positives, parfois décevantes et inquiétantes. Mais c’est l’occasion de découvrir l’extrême richesse et diversité des peuples afghans, leur culture, leur mentalité, leur mode de vie au quotidien. Par exemple, il est étonnant de constater les différences du statut des femmes d’une ethnie à l’autre. La curiosité des autochtones envers Louis donne aussi lieu à des situations et des dialogues plutôt cocasses.

 

Bien que pour un étranger, cette diversité soit perçue comme une richesse, du point de vue local, cette situation créé autant d’occasions de confrontations et est source de racisme. La hiérarchie sociale est très marquée et cloisonnée. La loi du talion et la vendetta règnent, signes de l’absence d’autorité suprême reconnue et capable d’unification.

Louis Meunier explique ainsi l’impact de l’intervention des occidentaux sur la politique et l’économie locale, bouleversant les relations sociales, les coutumes et la tradition. Vus dans un premier temps comme des libérateurs après que les armées occidentales aient renversé le régime taliban, les étrangers sont peu à peu jugés responsables des désordres et ne sont plus désirés. La méfiance voire la haine supplantent la règle d’hospitalité afghane qui veut que la présence d’un étranger soit un honneur pour celui qui le reçoit.

Cette dérive est très visible dans le récit de Louis comme le montre par la suite un grave incident survenu à son guide.

 

Malheureusement, l’expédition de Louis ne peut être menée à son terme. La vie dans les grands espaces a un prix. Louis doit être expatrié en urgence pour revenir aussitôt comme employé dans une entreprise implantée à Kaboul. Dégoûté de la vie superficielle et consumériste menée en occident, il est bien décidé à réaliser son rêve et devenir tchopendoz. Il intègre alors la première équipe de buzkashi de Kaboul.bouzkachi-afghan.jpg

 

Plus qu’un simple récit de voyage, Les cavaliers afghans est le résultat d’une expérience humaine incroyable, celle de s’être immergé au sein d’une population extrêmement diversifiée que seuls l’islam, le cheval et le jeu du buzkashi semblent souder et d’un pays qui n’a connu que la guerre depuis 50 ans. Les différentes rencontres de Louis permettent de connaître le véritable visage de l’Afghanistan à travers des témoignages personnels et des échanges enrichissants. On apprend énormément. J’ai beaucoup aimé vivre cette aventure par procuration, retrouver ces paysages à couper le souffle parsemés des vestiges de l’époque soviétique et des traces de la misère et du trafic d’opium souvent seule alternative pour les paysans appauvris.Band_e_Paneer.jpg

Je déplore seulement le peu de détails sur la carte en fin d’ouvrage et l’absence totale de photographies.

Néanmoins, je conseille fortement cette lecture à tous les amoureux de grands espaces, tous les lecteurs éblouis de Kessel et tous ceux qui sont curieux de savoir comment un étranger peut vivre dans un pays en guerre.

Un récit dépaysant et très enrichissant à découvrir !

 

Un grand merci à Babelio et aux éditions KERO !

 

L'avis tout aussi enthousiaste de Jérôme.

 

note cerise4-copie-1

 

 Photos : http://www.worldtrailrides.com/carnetsdevoyage/afghanistan-louis-meunier.htm et wikipédia

 

                              Vallée de Bamyan                        Minaret de Jam

 bamyan_valley_afghanistan_photo.jpg Minaret_of_jam_2009_ghor.jpg

 

 

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 18:50

ryback.jpgDis-moi ce que tu lis je te dirai qui tu es.

Je ne sais pas si cet adage se vérifie. Néanmoins, Timothy Ryback a eu l’idée d’étudier le fond de la bibliothèque privée d’Hitler et d’essayer de voir et comprendre en quoi ses lectures ont pu l’influencer.

Hitler était un grand lecteur. Il souffrait pourtant d’un complexe d’infériorité du à sa courte scolarité. Autodidacte, il se forme par les livres. Mais loin de vouloir accumuler des connaissances, il se cherche surtout des appuis, des modèles intellectuels capables d’alimenter et enrichir ses propres idées. En farfouillant ainsi dans les ouvrages qu’a possédé le dictateur, c’est l’origine de l’idéologie nazie que l’on aperçoit.

 

La bibliothèque d’Hitler n’est pas consultable dans son intégralité. A l’époque, elle était dispersée en plusieurs lieux régulièrement fréquentés par Hitler. Une bonne partie qui était entreposée au bunker est à présent éparpillée aux quatre coins du monde. Heureusement, de nombreux volumes sont aujourd’hui conservés à la bibliothèque du Congrès aux Etats-Unis. C’est ce fond documentaire que Timothy Ryback a étudié.

Le seul examen de ce fond manquerait d’intérêt si Timothy Ryback n’avait pas enrichi son travail en l’inscrivant dans l’histoire personnelle d’Hitler et celle du parti nazi. De même, il fait régulièrement intervenir dans son texte les propos du philosophe et critique littéraire  Walter Benjamin afin d’éclairer le comportement d’Hitler en tant que lecteur.

 

Les premiers chapitres de l’ouvrage de Timothy Ryback traitent de la vie au front d’Hitler pendant la première guerre. L’auteur évoque ses quelques lectures ( des guides touristiques et des ouvrages d’architecture ) mais surtout sa vie et sa personnalité. Son premier et principal mentor, Dietrich Eckart, est également évoqué à travers les lectures qu’il a offertes à Hitler ainsi qu’en lui faisant part de ses idées antisémites. C’est l’époque où Hitler harangue les foules à la brasserie de Munich. Timothy Ryback revient alors sur les querelles qui ont présidé au choix de celui qui serait à la tête du parti, notamment sur celle qui opposa Hitler à Otto Dickel, intellectuel affirmé et auteur de Résurgence de l’Occident. Cet ouvrage, pendant optimiste du Déclin de l’Occident d’Oswald Spengler, affirme qu’un nationalisme exacerbé associé à un antisémitisme déclaré permettrait à l’Europe de remonter la pente.

hitler-devant-sa-bibliotheque.jpgOn apprend également qu’Hitler était un grand admirateur de Shakespeare. Bien que sa bibliothèque contint très peu de romans fictions, on compte parmi ses préférés essentiellement des romans d’aventure comme celle de Robinson Crusoé, des romans de Fenimore Cooper et de Karl May. A côté de ces quelques fictions, Hitler possédait également les grands classiques de la littérature de guerre : l’ouvrage de Clausewitz, des récits de guerre dont celui de Lüdendorff, des manuels d’histoire, des biographies de grands dirigeants ( Alexandre le Grand, Pierre le Grand, Jules César …). On a également pu retrouver un document rassemblant les titres empruntés par Hitler à la bibliothèque d’un institut d’extrême-droite de Munich. Les lectures choisies sont très éclectiques : œuvres historiques ( sur les révolutions russes par exemple), œuvres sur la religion et la mythologie, œuvres philosophiques ( Kant, Fichte, Rousseau, Machiavel …). Tous les ouvrages antisémites y sont passés et notamment le tristement célèbre Juif international : le problème du monde d’Henri Ford et bien d’autres encore.

Timothy Ryback nous épate aussi en nous montrant la liste des lectures recommandés à tout bon nazi digne de ce nom, liste d’ouvrages qui était remise à tout nouveau membre du parti. On y trouve bien sûr les livres d’Henri Ford, de Dietrich Eckart …

 

Timothy Ryback revient aussi, dans les chapitres suivants, sur la période d’emprisonnement d’Hitler, ses conditions de détention, ses lectures de l’époque mais principalement sur la rédaction de Mein Kampf, relevant, à l’aide des manuscrits originaux, les hésitations et les corrections apportées au texte par Hitler au fur et à mesure de la rédaction. Il apporte aussi un éclairage intéressant sur la rédaction de ce texte en expliquant quelles lectures faites par Hitler à cette époque ont influencé les idées contenues dans Mein Kampf à l’image de Typologie raciale du peuple allemand de Hans F. K. Günther.

Timothy Ryback s’attarde également sur les difficultés de publication, la réception et l’accueil réservé à Mein Kampf lors de sa sortie puis comment il est devenu un « best-seller ».

On apprend également que Mein Kampf comportait deux autres volumes dont un n’a jamais été édité et dont on a jamais retrouvé le manuscrit.

 

grant.gifMa plus grosse surprise à la lecture de cet ouvrage fut de découvrir qu’Hitler avait emprunté ses idées eugénistes aux américains ! En effet, l’eugénisme est une idéologie qui existait chez les américains bien avant les nazis. Le représentant de ce courant, Madison Grant, a écrit La fin de la grande race en 1916 dans lequel il met en garde le peuple américain contre les dangers de l’immigration et le risque d’extinction de la race blanche, préconisant la stérilisation des éléments inférieurs de la société et autres horreurs du même genre. Timothy Ryback rapporte d’ailleurs que Hitler était entré en relation directe avec Leon Whitney de la société américaine d’eugénisme pour lui réclamer des ouvrages sur la stérilisation etc…

 

Autres faits évoqués, c’est cette guerre des livres et la tentative d’un ecclésiastique pour diviser les nazis qui m’ont particulièrement intéressée. En effet, en 1933, le chef idéologue du parti nazi Alfred Rosenberg rédige un ouvrage Le mythe du XXème siècle qui déclenche la colère de l’Eglise. Apologie de la polygamie et de la stérilisation forcée, le livre est porté sur les listes d’ouvrages recommandés de l’éducation nationale. Le livre de Rosenberg est mis à l’Index. Enorme publicité ! Le livre explose les records de vente. C’est alors qu’un évêque autrichien a une idée. Remarquant la division des nazis au sujet du livre de Rosenberg, il profite de l’occasion pour tenter de provoquer une véritable scission. Alois Hudal rédige alors Fondements du national-socialisme préconisant d’unir les idéologies nazie et catholique contre un ennemi commun : le bolchevisme. L’effet désiré est obtenu, les nazis sont divisés, la majorité penche en faveur d’Hudal mais les heurts entre les deux factions sont de plus en plus violents et s’étalent publiquement. Hitler doit intervenir et affirmer définitivement sa position.

 

Hitler lisantPlus qu’une simple analyse de l’influence des lectures d’Hitler sur l’idéologie nazie, Dans la bibliothèque privée d’Hitler, c’est aussi l’histoire du parti nazi à travers les livres. La démarche est originale et intelligente et le résultat passionnant. Se basant sur la présence, l’absence, la nature des traces et annotations écrites d’Hitler sur ses livres, Timothy Ryback est à même de proposer une autre histoire de cette époque. Bien qu’il soit souvent contraint à la conjecture plus qu’à l’affirmation, il nous apprend énormément de choses et invite, grâce au renfort de Walter Benjamin, à réfléchir à l’utilité de la littérature. Un ouvrage à découvrir !

 

 

 

 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:14

couvnou.gifCeux qui me suivent connaissent mon intérêt et ma curiosité pour l’expérience communiste et ses dérives. Le cas de la Corée du Nord, exemple extrême encore d’actualité, m’intéresse particulièrement et lorsque j’ai entendu parler de cet ouvrage de Jean-Luc Coatalem, je me suis empressée de me le procurer. Une hâte bien inutile au regard de ce que j’ai pu retirer de cette lecture, c’est-à-dire pas grand chose.

 

Jean-Luc Coatalem est rédacteur en chef adjoint au magazine GEO. Pour la rédaction d’un article sur la Corée du Nord, il décide de s’embarquer à destination de l’autre pays du matin calme en se faisant passer pour un professionnel du tourisme. Cet ouvrage raconte son séjour, un séjour bien décevant puisque dès le pied posé sur le sol nord-coréen, Jean-Luc Coatalem et son compagnon de voyage sont immédiatement pris en charge par des agents du Parti chargés de les escorter en permanence.

 

Le séjour est programmé du début à la fin et nos deux voyageurs ne pourront voir que ce qu’on voudra bien leur montrer, et parfois même moyennant des sommes astronomiques. Discours formatés et propagandistes et visites artificielles et orchestrées uniquement à leur attention se suivent et se ressemblent. Le paysage morne, les paysans et villages décrépis et miséreux défilent derrière les vitres de leur voiture. Pas question de s’arrêter et de s’entretenir avec les autochtones. Tout contact avec les occidentaux leur sont interdits sous peine de sérieux ennuis. La recherche d’un minimum de confort est inutile, eau coupée, repas sautés ou, lorsqu’ils ont lieu, frugaux et douteux à l’extrême.

Bref, de l’aveu même de l’auteur, on apprendra rien de plus sur la Corée du Nord que l’on ne sache déjà.

 

« Et je m’interroge : pourquoi être venu au pays de la nuit noire ? Pour publier un « voyage » de quinze mille signes ? Afin de livrer quelle information sur cette région de frappés qui ne soit pas déjà connue ? A quoi je joue ? A me faire peur ? »

 

L’intérêt de l’ouvrage résidera donc plus dans les réactions et le comportement des voyageurs. Les tentatives de Jean-Luc Coatalem d’échapper à ses « gardiens » font sourire. « Monsieur Jean » est bien trop turbulent ! Son escapade au musée des Beaux-Arts est même plutôt amusante. En dehors donc des visites convenues et des rares fois où Monsieur Jean tente de se jouer de la surveillance de son escorte, c’est plutôt l’ennui qui règne. Un ennui que nos voyageurs tentent de combler par des moments de lecture que l’auteur nous fait partager. On a donc le droit à un magnifique spoiler intégral du roman Mardi de Melville. Je vous avoue que j’ai failli abandonner ma lecture et que je l’ai poursuivie en diagonale uniquement pour lire les passages relatifs à Mardi.

 

Pour le reste, la situation politique et économique de la Corée du Nord est brièvement traitée. Forme de l’ouvrage oblige, l’auteur ne nous épargne pas ses commentaires et réflexions. Les Kim en prennent pour leur grade mais le ton bien trop moqueur de l’auteur m’a agacée. Et lorsqu’il ne peut voir de ses yeux, il se permet alors un peu trop de suppositions et spéculations. L’auteur se répète aussi un peu trop souvent et la lecture devient lassante.

A la question « Faut-il rire ou bien pleurer ? » qui clôt l’ouvrage, Jean-Luc Coatalem a choisi le rire, un humour lourd presque nerveux comme pour compenser l’effroi mais qui m’aura plus souvent gênée qu'amusée.

 

Un compte-rendu de voyage donc tout en subjectivité qui ne vous révélera rien d’extraordinaire sur ce mystérieux pays mais qui donne un aperçu du malaise que peut ressentir un occidental immergé dans ce milieu hostile à l’atmosphère pesante.

En revanche, pour ceux qui ignoreraient encore tout de la situation en Corée du Nord, cet ouvrage serait une excellente introduction.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 13:50

l-insu.jpg4ème de couverture :

 

Effectuer quelque chose à l’insu de soi-même, c’est ce que nous faisons tous chaque jour. Mais reste à savoir si cet « à l’insu de » est une condition nécessaire et quasi suffisante pour que ce quelque chose soit fait. L’image la plus simple de cette réalité complexe est tout entière illustrée par une devinette attribuée à Léonard de Vinci : « Qu’est-ce qu’on cherche sans le trouver ; qu’est-ce qu’on trouve sans le chercher ? – Le sommeil. »

Ou encore – et cette fois c’est Stendhal qui formule l’idée : vouloir-être-naturel est impossible. Être naturel, c’est être naturel sans vouloir l’être – stratégie oblique de la volonté.

Ainsi, certaines choses ne peuvent se réaliser qu’à l’insu du sujet, et non en toute conscience. Par rapport à l’inconscient, il y aurait donc une certaine positivité du non-conscient, que l’on peut essayer paradoxalement de penser, voire de favoriser. L’insu est pris entre le penser et le vivre. C’est l’enjeu de ce livre.

 

Mon avis :

 

Bien que ce soit un livre de philosophie, L’Insu de Pierre Sauvanet est construit de façon à rendre la lecture fluide et aérienne.

Il se présente en 4 parties sous la forme d’une succession de courts paragraphes numérotés qui ne sont pas sans rappeler les aphorismes de Nietzsche.

Bien que l’auteur précise dans la vidéo jointe à ce billet que la lecture dans l’ordre n’est pas obligatoire, j’ai trouvé qu’elle était quand même nécessaire afin de ne pas perdre le fil.

Cet ouvrage se veut donc une réflexion sur l’Insu, terme que l’on emploie que dans le cadre de l’expression rendue célèbre « faire quelque chose à son insu ».

Je ne suis pas sûre d’avoir tout bien compris étant novice en philosophie. Les références à certains grands penseurs et à leur pensée m’ont d’ailleurs gênée. J’ai un peu déploré le changement de style intempestif tout au long de l’ouvrage. Parfois, certains passages étaient tout à fait limpides, écrits dans une langue claire et simple, utilisant des exemples concrets de la vie quotidienne. Mais d’autres sont plus obscurs, font référence à des notions philosophiques et psychologiques que je ne maîtrise absolument pas. Les quelques essais de style de l’auteur (jeux de mots …) m’ont aussi parfois agacée.

Malgré ces quelques bémols, j’ai pris plaisir à cette lecture par les réflexions qu’elle soulève sur toutes sortes de sujets et pas seulement sur l’Insu.

Ce que j’ai retenu et compris de ma lecture en quelques mots : l’insu englobe tout ce que l’on fait sans en avoir conscience, nos réflexes et nos automatismes. Lorsque je respire, je ne pense pas à inspirer et expirer à chaque fois. Cela se fait naturellement. L’insu, c’est donc ce qui nous permet de faire un tas de choses sans avoir besoin d’y penser. L’insu nous soulage de beaucoup de pensées « parasites ». Imaginez que vous soyez obligé de penser chacun de vos gestes et de vos actes. Imaginez-vous en train de marcher et de penser au fait qu’il vous faut mettre un pied devant l’autre. Mais l’insu, ce n’est pas l’oubli et ne peut se baser que sur le su. On ne peut pas faire inconsciemment quelque chose que l’on ignore.

 

« L’insu, ce n’est pas souffrir dans tout son être d’un manque neurologique, c’est consciemment faire le vide pour vivre pleinement. »

 

Je pense toutefois qu’il me sera nécessaire de relire ce livre une deuxième fois. Beaucoup de choses m’ont échappé.

En tout cas, il m’a donné à réfléchir et m’a donné envie de me mettre sérieusement à la philosophie. Ne serait-ce que pour connaître au minimum les grands philosophes et les grandes lignes de leurs idées.

 

 


 

  Je remercie beaucoup Ys et le site News Book ainsi que les Editions Arléa pour cette intéressante invitation à la réflexion.

 

D'autres avis sur cet ouvrage : Letteratura, Denis

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